L’astrologie traditionnelle décrit les positions des astres et les interprète à l’aide d’un système de qualités, de signes et de relations. Ce parcours apprend d’abord le vocabulaire de Ptolémée et les constructions de base. Il est utile de séparer la coordonnée d’un astre et le commentaire qu’on lui donne : « 10° Cancer » situe un point ; chaud, froid, harmonieux ou discordant appartiennent à la doctrine étudiée.
Une carte pédagogique fictive permet d’apprendre à calculer plusieurs relations avant d’aborder un thème. Le relevé donne les coordonnées, les aspects obtenus puis un commentaire doctrinal distinct. Les positions A, B et C de l’exercice ne désignent pas les positions actuelles de planètes.
Matériel et préparation
Prérequis
Aucun prérequis matériel supplémentaire ; les notions nécessaires sont expliquées dans les étapes.
Cercle zodiacal × 1
Partager un cercle en 12 signes égaux de 30° ; ne pas utiliser de données personnelles
Alternative : Cercle numérique
Carnet de pratique × 1
Créer une note datée au titre de la leçon
Alternative : Carnet intégré
Installer les supports à plat, avec le carnet accessible et une lumière confortable.
Réunir coordonnées, aspects et commentaires attribués dans une planche. Conserver les règles annoncées pour toute la séance.
Les mots utiles
aspect
Relation angulaire entre deux positions du cercle astrologique.
Signe
Secteur de 30° du zodiaque dans le système étudié.
Sextile / trigone
Relations de 60° et 120°.
Opposition
Relation exacte de 180° entre deux positions.
Les gestes, étape par étape
1. Le jeu de données
Choisir trois positions fictives : A 0°, B 60°, C 180° et écrireaucun thème natal réel.
Placer les trois sur le cercle gradué.
Un cas artificiel permet de contrôler les opérations.
À observer
Convertir chaque position en signe et degré si nécessaire.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
2. Relations
Calculer A–B=60°, A–C=180°, B–C=120°.
Nommersextile, opposition, trigone et conserver les calculs.
La structure géométrique est vérifiable.
À observer
Repérer deux relations qualifiées d’harmonieuses et une discordante dans le traité.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
3. Le commentaire
Écrire un récit fictif puis distinguer coordonnées, doctrine ancienne et composition actuelle.
N’ajouter ni personnalité réelle ni annonce d’événement.
Consigner le résultat dans le vocabulaire de la source et préciser son attribution.
À observer
Archiver la planche avec ses sources et trois limites.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
Exemple expliqué : Un cas résolu : composer une carte astrologique pédagogique entièrement fictive
Avec A=0°, B=60° et C=180°, quelles relations obtenez-vous ?
A–B donne 60°, un sextile. A–C donne 180°, une opposition.
B–C donne 120°, un trigone. Dans la doctrine présentée par Ptolémée, sextile et trigone sont classés harmonieux, carré et opposition discordants. Le récit que l’élève construit avec ces relations est un exemple d’apprentissage ajouté.
À vous de pratiquer
La présence d’une opposition empêche-t-elle l’existence du trigone B–C ?
Lire le corrigé expliqué
Non. Chaque paire possède son calcul. Il faut conserver les trois relations plutôt que résumer toute la figure par un seul aspect.
Terminer et retenir
Terminer après le nombre d’essais prévu ; conserver même les résultats ambigus.
Enregistrer date, règles, résultat et interprétation séparément, puis ranger les supports.
La carte est pédagogique et volontairement simple. Elle n’est pas un horoscope complet. Le projet ne dispense pas de calculs astronomiques, du choix d’une école de maisons et de l’étude des techniques lorsqu’un thème historique précis est étudié.
ModifierC à 150° et noter que toutes les paires ne forment plus les quatre configurations apprises.
Faire relire la planche en demandant quels passages relèvent du calcul ou du récit.
Réunir coordonnées, aspects et commentaires attribués dans une planche.
Non. Chaque paire possède son calcul. Il faut conserver les trois relations plutôt que résumer toute la figure par un seul aspect.
Repère de lecture : Ptolemy’s Tetrabiblos — Book I, IV — Tétrabible I, 4, qualités planétaires ; Tetrabiblos, Mutual Configurations of the Signs — Livre I, chapitreXVI, distances et qualifications
Sources et passages étudiés
Ptolemy’s Tetrabiblos — Book I, IV
Claude Ptolémée ; traduction J. M. Ashmand · IIe siècle ; traduction 1822