La cartomancie consiste à lire les cartes selon un répertoire de significations et une méthode de disposition. Avant d’apprendre un tirage, identifiez votre jeu. Ce parcours commence avec les 32 cartes étudiées dans le manuel de Warford publié en 1902 : quatre enseignes, et huit rangs par enseigne. Les rangs sont 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi et as. Il n’y a pas d’atouts de tarot dans ce paquet.
Mélanger et couper sont deux opérations différentes. Le mélange change les voisinages entre cartes.
La coupe déplace un bloc entier en conservant l’ordre à l’intérieur de chaque bloc. Vous apprendrez à conserver le nouvel ordre : il servira ensuite aux positions et au comptage.
Matériel et préparation
Prérequis
Aucun prérequis matériel supplémentaire ; les notions nécessaires sont expliquées dans les étapes.
Jeu de 32 cartes × 1
Retenir 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi, as de chaque enseigne
Alternative : 32 étiquettes papier
Carnet de pratique × 1
Créer une note datée au titre de la leçon
Alternative : Carnet intégré
Effectuer les gestes avec les supports physiques. Les valeurs fixées dans les exemples servent à vérifier une première exécution ; on peut ensuite consulter pour sa propre question.
Installer les supports à plat, avec le carnet accessible et une lumière confortable.
Effectuer une coupe reproductible et distinguer choix et hasard. Conserver les règles annoncées pour toute la séance.
Les mots utiles
coupe
Déplacement d’un bloc du paquet, sans modifier l’ordre à l’intérieur de ce bloc.
Enseigne
Cœur, carreau, trèfle ou pique.
Rang
Valeur ou titre d’une carte : 7, 8, valet, as, etc.
Significateur
Carte choisie pour représenter le consultant dans la disposition.
Les gestes, étape par étape
1. Photographier l’état initial
Écrire les cinq premières cartes du paquet avant le mélange.
Les garder en colonne, de la carte supérieure vers les suivantes.
Un état initial permet de comprendre ce que le geste modifie.
À observer
La liste doit avoir cinq couples valeur–enseigne.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
2. Mélanger puis couper
Mélanger doucement par petits paquets puis déplacer le tiers supérieur sous le reste.
Employer la main gauche pour la coupe si l’on veut reprendre la convention de Warford ; l’annoncer.
Consigner le résultat dans le vocabulaire de la source et préciser son attribution.
À observer
Noter quelles cartes changent de position après la coupe.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
3. Vérifier la conservation
Étaler les 32 cartes sans modifier leur ordre et recompter.
Rassembler de droite à gauche dans le sens inverse de l’étalement.
La coupe change l’ordre sans créer ni supprimer de carte.
À observer
Contrôler l’absence de perte et écrire la première carte obtenue.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
Exemple expliqué : Un cas résolu : mélanger, couper et conserver l’ordre du paquet
Sur cinq cartes d’exercice A, B, C, D, E, vous déplacez les deux premières sous les autres. Quel ordre obtenez-vous ?
C, D, E, A, B. A reste devant B : vous avez déplacé un bloc, sans le retourner.
Cette opération est une coupe. Si vous inversez aussi A et B, vous avez ajouté une autre manipulation. Avec le paquet réel, gardez les cartes face cachée et rassemblez les blocs sans en perdre.
À vous de pratiquer
Coupez A, B, C, D après C, puis posez le premier bloc dessous.
Lire le corrigé expliqué
Le nouvel ordre est D, A, B, C. La coupe ne supprime aucune carte ; le contrôle porte à la fois sur leur nombre et sur leur ordre.
Terminer et retenir
Terminer après le nombre d’essais prévu ; conserver même les résultats ambigus.
Enregistrer date, règles, résultat et interprétation séparément, puis ranger les supports.
Une coupe n’est pas un mélange complet. Savoir les distinguer aide à décrire une méthode et à ne pas attribuer au hasard une décision volontaire. Deux coupes successives peuvent produire des ordres apparentés ; ce fait n’a pas de sens prédictif à lui seul.
Couper à deux positions différentes en conservant le même mélange initial.
Décrire par écrit une coupe qu’une autre personne pourrait refaire.
Effectuer une coupe reproductible et distinguer choix et hasard.
Le nouvel ordre est D, A, B, C. La coupe ne supprime aucune carte ; le contrôle porte à la fois sur leur nombre et sur leur ordre.
Repère de lecture : How to Tell Fortunes — Table des cartes et méthodes de sélection