Éviter de donner une langue ancienne à des marques non déchiffrées.
Comprendre la pratique
La scapulomancie désigne la divination par l’omoplate. Dans le dossier de la Chine Shang étudié ici, les supports oraculaires comprennent aussi des plastrons de tortue. Une omoplate est un os de l’épaule ; un plastron est la partie ventrale de la carapace. Les deux peuvent être larges, mais ils ne sont ni le même matériau ni le même objet. Le premier apprentissage consiste à les identifier dans une notice correctement légendée.
Une trace matérielle est une marque du support ; une inscription est un ensemble de signes écrits. La traduction porte sur cette inscription et suppose de reconnaître une écriture et un texte.
Décrire trois traits ne donne pas encore leur lecture. Les signes inventés de l’atelier servent seulement à apprendre ces catégories.
Les gestes, étape par étape
1. Trois couches
Sur une copie du modèle, placer des creux ronds, des fissures et des signes fictifs.
Employer trois couleurs et une légende.
La présence de signes ne fournit pas leur lecture.
À observerIdentifier quelle couche représente préparation, fracture ou écriture.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
2. Décrire sans traduire
Pour deux signes inventés, écrire nombre de traits et disposition.
Ajouter aucune traduction disponible.
Une forme ressemblante n’autorise pas une équivalence linguistique.
À observerVérifier qu’aucun mot chinois n’a été attribué sans édition.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
3. Ce que dirait une preuve
Lister les informations nécessaires à une traduction : référence d’objet, photographie, édition et auteur du déchiffrement.
Garder la liste séparée du dessin fictif.
Les études de matériaux et de langue répondent à des questions différentes.
À observerConclure par ce qui est documenté et ce qui manque.
Conserver cette version pour cet essai ; toute modification sera un second exercice.
Passer à la suite lorsque la trace demandée est écrite et permet de refaire cette étape.
Exemple expliqué : Un cas résolu : séparer trace matérielle, inscription et traduction
Sur une planche, vous voyez un creux rond, une fente ramifiée et trois signes dessinés par l’élève. Que pouvez-vous écrire ?
Le creux et la fente sont des descriptions matérielles. Les trois signes sont des marques fictives de l’exercice : on peut en relever les traits, mais pas leur attribuer une traduction Shang. Pour étudier une véritable inscription, il faut la référence de l’objet, sa photographie et une édition qui propose une lecture.