L’éloge fait entendre des instruments, des voix et des cris. Pour le lire clairement, classez ces sons avant de lire leur succession : vous comprendrez comment l’ensemble produit une ampleur.
La Mère est dite mère de tous les dieux et de tous les humains. Le texte ne donne pas de nom propre supplémentaire dans cette pièce ; l’étude conserve ce titre au lieu d’imposer d’emblée une équivalence. La salutation finale s’élargit à toutes les déesses. L’écoute guidée porte sur la composition sonore du poème, tandis que la reconstitution d’une cérémonie exigerait d’autres témoignages.
Well-pleased exprime le plaisir de la déesse ; sound, voice et outcry font varier le vocabulaire sonore. Rattles et timbrels sont rendus ici par crotales et tambourins, sans prétendre restituer un modèle archéologique particulier.
Matériel et préparation
Prérequis
Savoir distinguer texte, traduction et contexte ; avoir pratiqué une lecture simple avant la comparaison proposée.
Texte historique et traduction × 1
Ouvrir le passage identifié
Alternative : Bibliothèque intégrée
Grimoire ou carnet de lecture × 1
Une page datée pour la transcription
Alternative : Carnet intégré
Lecture et récitation d’un hymne grec transmis en traduction ; les exercices de mémoire sont pédagogiques, sans nombre rituel de répétitions ajouté.
Lire à voix ordinaire, sans forcer le souffle ni reproduire une prononciation ancienne non documentée.
Les mots utiles
Crotales
Instruments sonores rapprochés des rattles dans cette traduction.
Accumulation
Suite de termes qui construit ici un paysage sonore.
Les gestes, étape par étape
1. Classer les sons
Relever les trois instruments et les deux animaux, puis ajouter les collines et vallons qui résonnent dans la suite.
Faire trois ensembles : instruments, animaux, paysage.
L’éloge donne à entendre un environnement entier.
À observer
Un bruit apprécié dans le poème n’est pas automatiquement une prescription de fabrication.
Utiliser des mots plutôt que produire des cris ou des sons forts.
Les trois familles de sons sont distinguées.
2. Identifier la médiation
Lire l’appel à la Muse, fille de Zeus, avant la description de la Mère.
Repérer qui est prié de chanter et qui est chanté.
L’hymne passe par une médiation poétique explicite.
À observer
La Muse et la Mère ne sont pas la même destinataire grammaticale.
Tracer deux flèches, locuteur vers Muse puis chant vers Mère.
Les rôles de parole sont compris.
3. Lire le rythme de la liste
Réciter la traduction en groupant les instruments puis les animaux, avant la salutation finale.
Garder une voix ordinaire et marquer les coordinations.
Le rythme de la liste fait entendre l’accumulation.
À observer
Ne pas inventer une musique rituelle censée être conservée par ces vers.
Lire sans accompagnement instrumental.
La liste est audible sans mélange des groupes.
Paroles et textes
Petit hymne intégral dans la traduction anglaise de 1914 ; traduction française de travail intégrale à partir de cet anglais. · Anglais : traduction intégrale Evelyn-White 1914 du petit hymne ; pas texte grec original
(ll. 1-5) I prithee, clear-voiced Muse, daughter of mighty Zeus, sing of the mother of all gods and men. She is well-pleased with the sound of rattles and of timbrels, with the voice of flutes and the outcry of wolves and bright-eyed lions, with echoing hills and wooded coombes. (l. 6) And so hail to you in my song and to all goddesses as well!
Je t’en prie, Muse à la voix claire, fille du puissant Zeus, chante la mère de tous les dieux et de tous les humains. Elle se plaît au son des crotales et des tambourins, à la voix des flûtes et aux cris des loups et des lions aux yeux brillants, aux collines résonnantes et aux vallons boisés. Ainsi, salut à toi dans mon chant, et à toutes les déesses aussi !
Well-pleased exprime le plaisir de la déesse ; sound, voice et outcry font varier le vocabulaire sonore. Rattles et timbrels sont rendus ici par crotales et tambourins, sans prétendre restituer un modèle archéologique particulier.
Aucune prononciation ancienne reconstruite. Lire la traduction française ou le texte dans une prononciation apprise séparément et nommée.
Numérotation et version précisées dans les références ; ne pas fusionner silencieusement les versions.
Exemple expliqué : Un cas expliqué : La Mère des dieux : entendre les sons de l’éloge
Si l’on ne conserve que le tambourin, que perd-on ?
On perd l’association de plusieurs sources sonores et l’effet d’accumulation.
Le portrait sonore est plus large qu’un instrument isolé.
À vous de pratiquer
Nommez deux familles de sons dans le passage.
Lire le corrigé expliqué
Les instruments et les voix ou cris des êtres évoqués.
Les distinguer n’oblige pas à fabriquer ces instruments.
Terminer et retenir
Relire la référence et conserver la transcription avec ses corrections.
La Mère est dite mère de tous les dieux et de tous les humains. Le texte ne donne pas de nom propre supplémentaire dans cette pièce ; l’étude conserve ce titre au lieu d’imposer d’emblée une équivalence. La salutation finale s’élargit à toutes les déesses. L’écoute guidée porte sur la composition sonore du poème, tandis que la reconstitution d’une cérémonie exigerait d’autres témoignages.
Comparer voice of flutes et outcry of wolves : expliquer pourquoi la traduction peut varier.
Écrire les deux destinataires successifs sans leur attribuer le même rôle.
L’éloge fait entendre des instruments, des voix et des cris.
Les instruments et les voix ou cris des êtres évoqués. Les distinguer n’oblige pas à fabriquer ces instruments.
Crotales : Instruments sonores rapprochés des rattles dans cette traduction.
Sources et passages étudiés
Hesiod, the Homeric Hymns, and Homerica — Homeric Hymns
Auteurs antiques anonymes ; traduction Hugh G. Evelyn-White · 1914
Hymne XIV, 1–6, texte complet du petit hymne et vers indiqués dans la leçon