Le début affirme une connaissance déjà totale ; la fin demande pourtant d’être sondé. Cette demande transforme l’affirmation en adresse volontaire et donne une direction au chemin du locuteur.
Mathers place cxxxix à la fin de la série du premier rhabillage avant l’oraison. Le psaume combine connaissance intime, impossibilité de fuir la présence divine, formation cachée et opposition aux ennemis. La fin demande que soit révélée une mauvaise voie éventuelle et que le locuteur soit conduit. La leçon conserve cette demande de discernement, distincte d’une revendication de connaissance totale par le récitant.
Sonder et connaître encadrent le texte ; voies associe conduite et déplacement ; tisser et livre donnent des images de formation et de durée.
Matériel et préparation
Prérequis
Savoir distinguer texte, traduction et contexte ; avoir pratiqué une lecture simple avant la comparaison proposée.
Texte historique et traduction × 1
Ouvrir le passage identifié
Alternative : Bibliothèque intégrée
Grimoire ou carnet de lecture × 1
Une page datée pour la transcription
Alternative : Carnet intégré
Étude et lecture d’un texte historique identifié, sans rite matériel ajouté.
Lire à voix ordinaire, sans forcer le souffle ni reproduire une prononciation ancienne non documentée.
Les mots utiles
Sonder
Examiner en profondeur la conduite et le cœur.
Encadrement
Retour final à une notion présentée au début.
Les gestes, étape par étape
1. Lire les couples spatiaux
Relever assis/levé, marche/couche, cieux/séjour des morts et nuit/lumière.
Suivre les repères du passage et conserver les corrections dans le carnet.
Le texte multiplie les situations dans lesquelles le locuteur est connu.
À observer
Ne pas convertir ces couples en exercices physiques prescrits.
Faire quatre paires avec leurs verbes.
Le résultat décrit dans cette étape est vérifié contre le passage.
2. Lire la formation cachée
Relever le tissage dans le sein maternel et les jours inscrits dans le livre.
Suivre les repères du passage et conserver les corrections dans le carnet.
Le portrait de la connaissance s’étend à ce qui précède la parole présente.
À observer
Ce sont les images du psaume, pas une méthode de calcul de destinée.
Résumer le passage en gardant ses deux images.
Le résultat décrit dans cette étape est vérifié contre le passage.
3. Réciter les deux extrémités
Lire tu me sondes au début puis sonde-moi à la fin, après avoir parcouru les versets difficiles sur les ennemis.
Suivre les repères du passage et conserver les corrections dans le carnet.
L’assurance initiale devient une demande de conduite et d’examen.
À observer
Ne pas effacer les versets intermédiaires pour présenter le texte intégral comme uniquement paisible.
Lire l’ensemble puis les deux extrémités rapprochées.
Le résultat décrit dans cette étape est vérifié contre le passage.
Paroles et textes
Psaume intégral dans la transcription française Segond 1910 consultée ; titre et numéros de versets conservés. · Français, traduction Segond 1910 ; pas original hébreu
1. Au chef des chantres. De David. Psaume. Éternel ! tu me sondes et tu me connais, 2. Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée ; 3. tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies. 4. Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement. 5. Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi. 6. Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. 7. Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? 8. Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. 9. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, 10. là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. 11. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi ; 12. même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. 13. C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. 14. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. 15. Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. 16. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât. 17. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand ! 18. Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi. 19. Ô Dieu, puisses-tu faire mourir le méchant ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! 20. Ils parlent de toi d’une manière criminelle, ils prennent ton nom pour mentir, eux, tes ennemis ! 21. Éternel, n’aurais-je pas de la haine pour ceux qui te haïssent, du dégoût pour ceux qui s’élèvent contre toi ? 22. Je les hais d’une parfaite haine ; ils sont pour moi des ennemis. 23. Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! 24. Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité !
Le texte fourni est déjà une traduction française historique complète ; aucune retraduction supplémentaire.
Sonder et connaître encadrent le texte ; voies associe conduite et déplacement ; tisser et livre donnent des images de formation et de durée.
Aucune prononciation ancienne reconstruite. Lire la traduction française ou le texte dans une prononciation apprise séparément et nommée.
Numérotation et version précisées dans les références ; ne pas fusionner silencieusement les versions.
Exemple expliqué : Un cas expliqué : Psaume 139 : être connu puis demander à être sondé
Est-il contradictoire de demander à être connu après avoir affirmé être connu ?
La fin ne livre pas une information nouvelle à Dieu : elle devient une demande d’examen et de conduite.
Elle reprend le thème initial dans une autre fonction.
À vous de pratiquer
Quel changement grammatical marque ce retour ?
Lire le corrigé expliqué
Le constat de connaissance devient une demande directement adressée : sonde-moi et conduis-moi.
Terminer et retenir
Relire la référence et conserver la transcription avec ses corrections.
Mathers place cxxxix à la fin de la série du premier rhabillage avant l’oraison. Le psaume combine connaissance intime, impossibilité de fuir la présence divine, formation cachée et opposition aux ennemis. La fin demande que soit révélée une mauvaise voie éventuelle et que le locuteur soit conduit. La leçon conserve cette demande de discernement, distincte d’une revendication de connaissance totale par le récitant.
Expliquer le passage de l’indicatif à l’impératif entre début et fin.
Restituer deux images de connaissance sans en faire un procédé divinatoire.
Le début affirme une connaissance déjà totale ; la fin demande pourtant d’être sondé.
Le constat de connaissance devient une demande directement adressée : sonde-moi et conduis-moi.
Sonder : Examiner en profondeur la conduite et le cœur.
Sources et passages étudiés
Bible Segond 1910 — Livre des Psaumes
Textes bibliques ; traduction Louis Segond, révision 1910 · 1910
Psaume 139, intégral dans la numérotation Segond 1910
S. L. MacGregor Mathers — The Key of Solomon, Chapter V. Concerning the Baths, And How They Are To Be Arranged
S. L. MacGregor Mathers (éditeur et traducteur) · 1889
Livre II, chapitre V, bains
Passage consulté dans la transcription publique ; édition de Mathers, non transcription de tous les manuscrits. Les opérations dangereuses restent étudiées historiquement.